30 juillet 2006
Gare du Mile End
La gare du Mile End était située sur le boulevard Saint-Laurent, près de Bernard (où il y a un viaduc aujourd'hui). Elle fut désaffectée en 1930 lors de l'ouverture de la gare Jean-Talon. On y prenait le train pour Saint-Jérôme et les pays-d'en-haut à partir de 1876. La première photo nous montre la gare originale (avant son agrandissement en 1913; voir photo suivante). Sur le quai, on peut voir les bidons de lait qui transitent entre la campagne et les laiteries de la ville qui l'embouteilleront. Ce n'est surement pas la meilleure condition pour conserver le lait (ces bidons exposés au soleil; sont-ils pleins? sont-ils vides? les wagons sont-ils réfrigérés? Il faudra explorer cet aspect une autre fois. Il faudra aussi parler de ces fameuses laiteries de quartier, à une époque où les contrôles et réglementations n'existent pas. D'ailleurs, cette anarchie et la piètre qualité du lait qui en résultait souvent, ont entraîné un taux de mortalité infantile désastreux. Mais, revenons sur nos rails avant de s'égarer.
note : la photo provient des archives du Canadien Pacific ( cliquez sur la photo pour l'agrandir)
En 1913, la gare sera agrandie pour répondre à l'achalandage que l'expansion de ville Saint-Louis suscite à l'égard de ce nouveau moyen de transport. La photo suivante, prise en regardant vers le nord-est, montre la nouvelle gare et également les immeubles de la brasserie Frontenac érigés en 1913. La brasserie fut acquise en 1926 par la famille Dawes; elle passe aux mains de la National Breweries ltd en 1951, qui deviendra l'année suivante la Brasserie Dow. Ce n'est pas si loin; mais qui s'en souvient!
Cette belle petite gare, typique de celles du C.P.R., nous montre de grandes avancées pour protéger des intempéries les voyageurs qui y arrivent où qui attendent une "voiture" pour rentrer chez eux. À droite, on peut voir les portes pour le "fret" qui, à cette époque, n'est déplacé qu'en train.
Nous sommes dans le Village de Saint-Louis-du-Mile-End; il sera annexé à Montréal en 1910 (comme le précise plus bas le commentaire de Kevin Cohalan, de la Société d'histoire et de généalogie du Plateau Mont-Royal).
note: Cette carte postale a été trouvée dans la collection du musée McCord.

Sur l'extrait suivant de l'atlas Goad de 1914, on voit la rue Bernard (ancienne rue Georges-Émile) et l'église Saint-Georges au coin de Saint-Urbain. L'école Saint-Georges, tout juste à côté de l'église, est situé sur Waverly. La gare Mile-End est située à l'extrème droite de la rue Bernard. Cette église a été démolie pour être remplacée par l'école Lambert-Closse. Plusieurs personnes qui ont lu le fil «gare du Mile-End», se sont montrées intéressées aussi par le sort de l'église Saint-Georges.
source : Bibliothèque et Archives Nationales du Québec / cliquez sur la carte pour l'agrandir
Vous pouvez voir une photo de l'église à l'adresse suivante http://www.imtl.org/edifices/eglise-Saint-Georges.php
28 juillet 2006
Mont-Royal et Papineau
Vue très intéressante de l'avenue du Mont-Royal près de l'intersection Papineau (en regardant vers l'est). Vous remarquerez aussi l'absence de véhicules motorisés; ce qui démontre l'anciennetée de cette photographie. Ceux qui sont familiers avec ce secteur remarqueront également que la banque Royale n'est pas encore construite sur le coin N.-E. de Papineau. Plus loin, on distingue aussi le pignon de coin de l'immeuble angle Bordeaux.
Le "Billiard" (democratic POOL billiard club), à gauche sur la photo, est toujours là. C'est le matin car les auvents du côté nord sont déployés tandis que ceux du côté sud attendent les chaleurs de l'après-midi. Il faut rafraîchir les intérieurs car le climatisation n'est pas encore inventée (tout comme l'automobile d'ailleurs!). Une partie d'affiche commerciale à gauche, avec les dernières lettres "...GS" pourrait être celle du "Greenberg's" qui est devenu aujourd'hui le "Reitman's"; mais je ne suis pas sûr.
On voit également, sur Papineau, un fardier qui bataille sa traversée de Mont-Royal avec un tramway (il n'y a pas encore de feux de circulation; puisqu'il n'y a pas encore de circulation). Il semble transporter ce qui pourrait être du bois pour la construction. La ville grandit et se développe plus au nord.
On peut imaginer la journée chaude, rythmée aux bruits des "cling-cling" des cloches de tramways et aux "clop-clop" des sabots des chevaux (ici; c'est une petite touche impressionniste!).

27 juillet 2006
Hutchison et Saint-Joseph
La lecture de cette publicité du journal "Star" d'avril 1911 nous informe de ce qu'était un immeuble résidentiel moderne en ce début de siècle. L'immeuble existe toujours, angle nord-est d'Hutchison et Boulevard Saint-Joseph dans le Mile-End.
La publicité nous dit qu'on y trouve des planchers de béton, un ascenceur, un jardin au toit (le prélude des toits verts d'aujourd'hui??), cuisinières au gaz et réfrigérateurs (en 1911??), aspirateur central, foyers opérationnels, buanderies commune, service de glace (probablement que le "refrigerator" mentionné est plutôt une glacière; en fait, on situe l'invention du réfrigérateur vers 1913).
Voilà la modernité de ce début de vingtième siècle. S'agissait-il d'une clientèle francophone ou anglophone? Quelqu'un possède des informations?
note : la photo provient du fonds E.Z.Massicote de la Bibliothèque Nationale

On voit, sur la prochaine carte postale de 1910, cette partie du boulevard Saint-Joseph à la limite de l'actuel arrondissement d'Outremont; d'où la nomenclature «d'annexe». Encore une fois, l'automobile est absente du paysage et c'est encore le règne du cheval. Au premier plan, on voit un «tombereau», reconnaissable à ses 2 grosses roues. Il est utilisé pour le transport de matériaux.
On peut constater que la rue ne semble pas encore pavée (quoiqu'il faille faire attention avec ces cartes postales anciennes, où l'artiste «colorie» souvent selon ses humeurs) mais que le boulevard possède déjà son majestueux terre-plein gazonné et planté.

26 juillet 2006
Les annuaires Lovell
Pour ceux que cela pourrait intéresser, vous pouvez consulter les annuaires Lovell qui sont accessibles dans la collection numérique de la Bibliothèque Nationale du Québec. Ces annuaires donnent les noms des occupants résidentiels et commerciaux pour chaque numéros civiques de la ville.
Dans le fil précédent (sur la rue Rachel disparue) on voit l'adresse "454 Parc Lafontaine" dans la vignette de la photo. Sous ce nom de rue dans le Lovell, vous retrouvez la séquence des numéros civiques et les intersections des rues transversales que vous traversez dans votre progression. Vous pouvez ainsi suivre où vous êtes et situer la photographie qui vous intéresse.
voici l'adresse de la page d'accueil; bonnes recherches et bonne curiosité.
http://bibnum2.banq.qc.ca/bna/lovell/index.html
Rue Rachel disparue dans le temps
Photo inédite d'une partie de la rue Rachel depuis longtemps disparue. Cet immeuble, situé au 454 Rachel est (ancienne numérotation civique de Saint-Jean-Baptiste) montre le commerce de l'électricien William Rochon. En plus d'être entrepreneur en électricité, il fabriquait vraisemblablement des fixtures " à gaz et électriques"; probablement qu'il s'agissait plutôt de montages de fixtures car au tournant du siècle, nous sommes en plein age d'or de l'époque vistorienne et au début de l'industrialisation des éléments de construction. Il pouvait s'agir d'éléments métalliques préfabriqués qui pouvaient être assemblés sous différentes formes.
Le balcon "victorien" que l'on voit à gauche sur la photo, au deuxième étage, est un exemple typique des éléments d'architecture préfabriqués qui étaient achetés par catalogue et la plupart du temps produit aux États-Unis.
On note également un dégagement à la droite du bâtiment. Il s'agit de l'accès aux écuries attenantes aux postes de police et pompiers (caserne No.43 à l'époque) situés angle Christophe-Colomb. Cette partie attenante à la caserne actuelle a été détruite lors de la construction de l'actuel poste de police.
Pour ce qui concerne l'immeuble de notre électricien, celui-ci a été détruit je ne sais à quel moment. Enfant, je ne me souviens que d'un terrain vacant, au coin de Boyer, occupé par un "stand à taxi" LaSalle.
note : la photo provient du fond E.Z. Massicote de la Bibliothèque Nationale

24 juillet 2006
Rachel et Saint-André
Le coin sud-est de Rachel et Saint-André. On y voit la pharmacie "Valois" qui nous offre du Coca-Cola à 5 sous et le tonique capillaire "Peruvian hair food".
Le bâtiment de deux étages est en brique ( ce qui signifie que la rue Rachel ne jouit pas du même statut que Mont-Royal ou Saint-Denis) et on le voit dans sa "livrée" d'été, puisque toutes les fenêtres sont garnies de leurs persiennes ( on disait aussi des "jalousies"). Il semble même que le trottoir soit en bois sur Saint-André (à droite de la photo).
Le bâtiment est disparu et a été remplacé par le magnifique stationnement de Chassé Toyota. Je ne suis pas sûr si le paysage du quartier y a gagné au change.
note : la photo provient du fond E.Z. Massicote de la Bibliothèque Nationale

18 juillet 2006
Angle Boyer et Mont-Royal
Une vue assez inusitée d'un coin assez connu! Il s'agit de l'angle sud-est de Mont-Royal et Boyer où l'on retrouve aujourd'hui l'entrée de l'Intermarché. Le magasin de M. Robert & cie vend des "appareils ménagers".
On peut voir, sur le trottoir, les plus récents modèles de laveuses manuelles; les roues que l'on voit au-dessus des réservoirs de bois servaient à actionner le "batteur". Sur ce modèle, on tords le linge à la main. Les inscriptions sur les vitrines nous indiquent qu'on y vend également des cuisinières (ranges) visibles dans la vitrine de droite et des poêles pour le chauffage (stoves) visibles dans la vitrine de gauche. Nous voyons ici un exemple typique du "magasin de coin" montréalais au début du siècle dernier. La façade principale de l'édifice est sur Mont-Royal et est revêtue de pierre; tandis que la façade secondaire, sur Boyer, est recouverte de brique d'argile.
Les cellulaires et les antennes paraboliques ne sont pas encore en tablette.
note: L'image provient du fonds E.Z. Massicote de la Bibliothèque nationale

12 juillet 2006
L'Avenue Mont-Royal en 1952
Une photo montrant le côté sud de Mont-Royal immédiatement à l'ouest de Saint-Denis, en février 1952. Les commerces ont changé mais la volumétrie des immeubles est demeurée la même. Le marché Ladouceur a été par la suite le marché Boxer. C'était il y a 54 ans! J'avais cinq ans.
Quelqu'un a-t'il connu cette époque?
note : la photo provient des archives photographiques de la STCUM

10 juillet 2006
le parc Lafontaine
Une très belle vue du parc Lafontaine, regardant vers le sud, probablement dans l'axe de la rue Calixa-Lavallée (qui s'appelait Panet à l'époque). On voit au loin, à droite, l'École normale Jacques-Cartier dans sa première version. C'était un magnifique bâtiment d'inspiration victorienne, avec son toit à fausse-mansarde. L'édifice construit en 1857, fut détruit par un incendie en 1948 et le bâtiment actuel fut construit en 1952. Les voitures et leurs cochers, les dames en robes longues et larges chapeaux, les hommes avec leurs chapeaux melons, le beau soleil; c'est vraiment la Belle Époque.
Gabriel
note : la photo provient de la collection de cartes postales de la Bibliothèque Nationale du Québec.

04 juillet 2006
Le "Palais des nains" rue Rachel
Certains se souviendront surement de cette "attraction" touristique qui avait pignon sur la rue Rachel (entre Boyer et Mentana). Plusieurs autobus touristiques s'arrêtaient à cet endroit et de très nombreux visiteurs fréquentaient le «Palais des nains». Cet endroit "inusité" était entièrement meublé "sur mesure" pour les petites personnes. L'histoire ne dit pas le rôle exact des policiers en faction devant l'entrée!
Le palais a fermé ses portes dans les années 1970. Un souvenir du quartier!

note : la photo provient de la collection de cartes postales de la Bibliothèque Nationale du Québec.
Pour ceux qui aimeraient avoir un peu plus d'informations sur la famille Nicol; un site français offre des photos et des détails sur cette famille «canadienne-française» hors de l'ordinaire.



