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  • 1 / À la place du Pétro-Canada, on a longtemps retrouvé le terminus d'au moins sept lignes de tramways, lesquelles relevaient de presque autant de compagnies de tramways.  À sa fermeture, il devint le «club» Minuit qui fut très populaire et qui dit-on comportait les premières« annonces au néon».  La légende veut que les Jérolas y firent leur début.  Il rendit l'âme dans un grand incendie.
  • 2 / Dans l'axe de la rue Jeanne-Mance se trouvaient les terrains de l'exposition provinciale et surtout, le fameux « Crystal Palace»; dont la construction initiale sur la rue sainte-Catherine fut finalement déplacée ici.  Lui aussi rendit l'âme dans un grand incendie.
  • 3 / À la place du Provigo d'aujourd'hui, se dressait l'ancien-ancien Forum; où les Maroons et par la suite les Canadiens jouèrent leurs toutes premières parties.  Les Canadiens y jouerent de 1920  1926.  La grande vedette Édouard "Newsy" Lalonde y compta 6 but contre Toronto, en janvier 1920, dans une victoire du Canadien 14 à 7; un record offensif qui tient toujours aujourd'hui. Dans un tout autre domaine, Robert Thériault, un membre de la SHGP me signale qu'en septembre 1920, quelques mois avant sa mort, le grand Enrico Caruso y chanta devant 10 000 personnes et y fit un triomphe.  Le journal La Patrie du 28 septembre 1920 relate l'événement.
  • Caruso aréna Mont-Royal la Patrie 1920


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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  • 4 / L'angle Nord-Ouest de Saint-Laurent et Mont-Royal était occupé par le vaste magasin à rayons «le Mont-Royal», sorte de laBaie ou Eaton's de cette petite ville de banlieue qu'était Saint-Jean-Baptiste.  Important en surface et en volume, c'était LE magasin du Nord
  • 5 / L'angle Henri-Julien et Mont-Royal est réputé pour être le noyau fondateur du quartier.  Dès le milieu du 18ème siècle, on retrouve là une petite industrie de la tannerie opérée par la famille Plessis-Bélair (d'aujourd'hui), sous le nom de la tannerie des Béllaire.  C'est également le point de départ du premier chemin du quartier, le chemin des carrières qui monte vers les carrières et qui nous entraîne vers le noyau villageois de Coteau Saint-Louis, premier village fondateur du plateau Mont-Royal.
  • 6 / L'actuelle Maison des jeunesses musicales du Canada (?) était auparavant la clinique sanitaire Seigler.  Au moment de la grande crise, la Ville de Montréal dut aménager tout un réseau de cliniques afin d'offrir aux familles ne pouvant s'offrir les soins de santé, un endroit  pour enfin y accéder.  Cette clinique opérait pour le Plateau Mont-Royal.  C'était un peu les CLSC avant la lettre.
  • 7 / En lieu et place de l'actuelle Caisse Populaire du Plateau, se trouvait, jusqu'au début des années 80, le fameux «Mont-Royal BBQ».  Doté d'une architecture unique et très «fifties», l'édifice tirait avantage de sa proximité avec la rue Saint-Denis et avec le centre civique du quartier autour de l'église des Pères du Très-Saint-Sacrement.  Icône typique de ce qu'était un grand restaurant sa façade, son décor extérieur et également son intérieur en faisaient un lieu unique.  Nul doute qu'aujourd'hui, cette architecture serait non seulement préservée; mais on s'arracherait à fort prix la possibilité d'y tenir restaurant.  Comme quoi les temps changent!
  • 8 /  Sur la magnifique rue Saint-Hubert (avant que la voiture ne vienne la dénaturer) on retrouvait du côté Est, un peu au sud de la ruelle, la maison de Camillien Houde, alors maire de Montréal.  La légende veut que le maire ait déjà, à partir du petit balcon rond à l'étage, harangué la foule  venue l'acclamer suite à son retour du camp de prisonniers, où il fut interné pendant 3-4 ans à cause de sa prise de position contre la conscription,.
  • 9 /  Au nord de Mont-Royal, entre les rues Christophe-Colomb et Mentana se situait un important champ de courses de chevaux.  Cette activité était très populaire à l'époque et comme le «Plateau» est la banlieue de Montréal; il est normal qu'on y retrouve cet équipement.  Il sera par la suite bien sûr chassé, par le développement immobilier.
  • 10 /  Sur DeLanaudière, au coin de la ruelle nord de Mont-Royal, se trouvait une industrie unique en son genre; le «Moulin Océan».  C'est là où l'on fabriquait le fameux empois chinois qui servait à empeser les chemises des col-blancs, une population qui occupaient majoritairement le quartier.  Le terrain est aujourd'hui convoité par le développement des «condos-sur-pilotis» et nul doute que si ce bâtiment était toujours debout, il ferait sûrement l'objet de convoitises et d'une restauration en «loft luxueux».
  • 11 /  Angle Garnier, à la place de l'actuel dépanneur Opéra se trouvait le tout premier local occupé par Jean Coutu et sa pharmacie.  C’est là où le conglomérat que l’on connaît aujourd’hui, vit le jour.  Après quelques années à cet endroit (et probablement à cause de son succès grandissant), la pharmacie emménagea de l'autre côté de la rue; où elle se trouve toujours.  Québec Inc. sur l’avenue du Mont-Royal.
  • 12 /  Angle Garnier, on retouve aussi l'ancien studio de photographie J.O.Allard.  Ce studio fort connu des Montréalais aura surtout permis de préserver une page importante de la petite histoire du Plateau Mont-Royal.  Photographe attitré de tous les événements qui avaient cours dans le quartier, le studio était également responsable de tirer la «binette» de tous les écoliers de la CECM (aujourd'hui CSDM).  Ce sont de nombreuses générations de montréalais qui ont été immortalisés par le studio Allard.  Le studio a cédé sa collection à Bibliothèque et Archives nationales du Québec, en créant le fonds Allard.
  • 13 /  Dans les années cinquante et soixante, l'actuel local occupé par le magasin Aubainerie était occupé par le «magasin à rayons» L.N.Messier.  C'était le Dupuis Frères du Plateau et c'est lui qui conféra à l'avenue du Mont-Royal, son statut de «deuxième rue Sainte-Catherine».  Le porte-parole du commerce fut pendant très longtemps Roger Baulu, annonceur bien connu et fort apprécié du public.  Ce magasin était reconnu pour ses campagnes de vente fort innovatrices comme par exemple, lorsqu'il offrit en vente des mini-Austin 850 pour 850$.
  • 14 /  Entre Marquette et Papineau, on retrouve un des plus anciens commerce de l'avenue : la bijouterie Roy.  Ce commerce est toujours opéré par la famille Roy.  On peut également rappeler un triste événement qui a eu lieu en 1963, tout juste à côté de la bijouterie ; où un incendie emporta la vie de cinq pompiers et devint l'événement le plus tragique du Service d'incendie de la Ville de Montréal.  L'endroit est aujourd'hui occupé par l'Intermarché.
  • 15 /  Le parc des Compagnons de Saint-Laurent (angle Cartier), qui loge aussi l'aréna Mont-Royal, était autrefois un magnifique terrain occupé par le couvent Mont-Royal.  Ce couvent des Soeurs des Saint-Nom-de-Jésus-et-de-Marie offrait un décor majestueux à ce coin de l'avenue du Mont-Royal, avec ses grands arbres et son couvent de pierres, au bout d'une allée bordée d'arbres.  Les petites filles devaient êtres pas mal impressionnées à leur première année au couvent.
  • 16 /  La rue DeLorimier, qui fut jadis une rue classique calme, sereine et surtout très arborée (ce qui était sa principale marque de commerce), a vu changer sa destinée dans les années soixante avec l'incessant va-et-vient des camions bennes transportant la pierre d'excavation du métro de Montréal vers le pont Jacques-Cartier. On construisait alors les Îles de la future Terre des Hommes de 1967.
  • 17 /  Angle Des Érables, c'est le magnifique bâtiment de l'Hôtel-de-ville du Village de De Lorimier qui logeait la caserne de pompiers, le poste de police, la clinique communautaire, etc.  Sa tourelle d'angle est disparue à la suite d'affaissements structuraux; mais qui sait? peut-être qu'un jour, pourrons-nous l'admirer à nouveau.
  • 18 /  Angle Parthenais, à la place de l'ancien Mont-Royal Ford, on retrouvait les grands entrepôts du magasin Eaton's.  C'est à cet endroit qu'étaient préparés les chars pour le grand défilé annuel du Père Noël. Les chars empruntaient ensuite le boulevard Saint-Joseph pour se diriger ensuite vers le magasin du centre-ville.  Les gens du Plateau avaient droit au départ frais en pimpant du Père Noël et des nombreuses fanfares qui l'accompagnaient. 
  • 19 /  Dans l'actuel parc Baldwin, nous retrouvions un autre champ de courses fameux, le «Montreal Driving Club», aussi appelé "DeLorimier Park".  Le champ de course loge à cet endroit de 1901 à 1907; date à laquelle il déménage plus au nord, entre Masson et Laurier, également sous le nom de "DeLorimier park". 
  • 20 /  Dans l’axe de l’avenue, où se trouve aujourd’hui l’édifice du Journal de Montréal, on retrouvait les «Abattoirs de l’Est».  Vaste installation industrielle, c’est à cet endroit qu’étaient acheminés, par le chemin de fer voisin, les animaux destinés à l’abattage.  Quelques petites industries associées, persistent toujours dans le secteur.