Une petite canicule qui s'annonce pour la fin de semaine?

Qu'à cela ne tienne, en fouillant dans mon fond de "tiroir aux driguailles", j'en sors "ma carte pour la glace" et je vais m'en commander un beau morceau de 25 livres.  Peu de gens se souviendront de ce temps plus "cool", où pour éviter de boire sa bière tablette ou de faire surir le lait, il fallait nourrir la glaciere avec des blocs de glace qui prenaient quelques jours à fondre dans le bac de métal, au bas de ce frigo de bois, qui ferait belle figure encore aujourdÙ'hui dans nos cuisines (enfin, pour ceux qui aiment le look "rétro" ou "trad").

 

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Cette carte, avec la mention 25 d'un bord et 50 de l'autre, devait être accrochée sur le poteau de la galerie de façon à être vue par le livreur de glace qui circulait dans les ruelles.  À cette époque, où les escaliers de secours étaient "débarrés" en permanence, le livreur grimpait alors les étages avec son bloc sur l'épaule, posé sur une bonne épaisseur de poche de jute.  Les blocs étaient de 50 livres par défaut, et le "gars d'la glace" les fendaient en deux avec son pic.  Mon gars devra faire ça demain, puisque j'en veux un de 25 livres.  Ma vieille glaciere est pas trop grosse et j'ai beaucoup de choses à mettre dedans.

Cette glaciere de la "Ice manufacturing Co." était située sur l'avenue Gascon dans l'est, pres de Frontenac.  Il y avait des glacieres un peu partout sur le territoire.  C'était des bâtiments sans ouvertures et dont les murs, tres épais, étaient isolés au bran de scie.  D'ailleurs, les couches de blocs étaient saupoudrées de bran de scie aussi afin d'éviter que les blocs ne collent ensembles.  En les sortant, ils étaient rapidement rincés pour enlever la sciure de bois.

C'était beaucoup moins pratique qu'un frigo électrique, c'est sûr!  ...mais beaucoup plus silencieux par contre!