Actuellement, la Ville procède à l'abattage de quelques grands peupliers centenaires qui occupent la partie centrale du parc La Fontaine.  Ces arbres avaient été plantés afin d'encadrer ce qui était un circuit de parade situé dans la partie du parc autrefois occupée par les militaires.  Plusieurs sont déjà disparus et il est triste de voir cet "aménagement historique" disparaître peu à peu.  Certains disent qu'il aurait fallu prévoir leur vieillissement et replanter de nouveaux arbres; d'autres pensent qu'un suivi rigoureux et un élaguage préventif auraient pu prolonger leur durée; d'autres enfin disent, laissons le processus de consultation citoyenne actuellement en cours suivre son chemin.  Personnellement, j'aurais aimé voir se prolonger ce paysage (même évolutif) pour le simple bonheur de faire partager la fascination de voir de tels géants continuer de nous offrir le son de leurs bruissements quant le vent glisse dans leur feuillage.  À suivre.

La photo suivante nous les montre vers 1927 et il est facile de distinguer l'emplacement de ce terrain situé dans la partie centrale du parc.

Vue aérienne du parc La Fontaine vers 1930 VdeM

 

source : Archives de la ville de Montréal (cliquez pour agrandir la photo)

Dans la photographie aérienne, on aperçoit également une partie de l'aménagement de la partie ouest du parc; la partie dite "romantique".  On constate aussi que la fontaine lumineuse n'est pas encore installée (1929) et que l'école primaire-secondaire Le Plateau n'est pas encore construite (1931).  La partie est du parc nous montre, quant à elle, son aménagement "à la française".  On aperçoit aussi au loin dans le haut à gauche, le terrain qui sera occupé dans quelques années par le parc Sir Wilfrid Laurier.  On a terminé le remplissage des anciennes carrières qui occupaient les lieux et on laisse reposer et se tasser le sol un peu avant de procéder aux aménagements.  La dimension du terrain va de Brébeuf jusqu'à Saint-Hubert.

Les résidences du "nouveau" boulevard Saint-Joseph commencent à peine à sortir de terre et le tronçon tout juste à l'ouest de l'église Saint-Stanislas ne semble pas encore avoir été démoli afin de permettre le prolongement du boulevard vers l'est.  Le "futur" quartier Rosemont, en haut à droite, est toujours largement agricole ou à tout le moins, pas encore développé.