histoire du Plateau Mont-Royal

14 février 2017

Des femmes de coeur et des femmes extraordinaires.

Les femmes sont très présentes dans l'histoire du Plateau-Mont-Royal et elles ont été souvent sa "Providence".   Pour vous faire partager ce fait, nous vous entraînons sur la rue Saint-Denis, au milieu du XIXème siècle, à l'Institution des Sourdes-Muettes. 

Institution des sourdes-muettes bâtiment original copie

                                                         source de la photo : archives de la communauté des Soeurs de la Providence

 

Pouvez-vous imaginer le désarroi de jeunes enfants qui naissent affligés de surdité.  Cette situation, qui les empêche d'entendre parler leurs parents, a la plupart du temps comme conséquence de les priver également du langage.  Privés de support et d'encadrement, ces enfants en sont quittes souvent pour une vie misérable.  C'est en 1851 que sera fondée cette mission à la Longue-Pointe (dans l'est de la ville).  Albine Gadbois, qui s'appelle dans sa communauté religieuse, soeur Marie de Bonsecours, prends charge de cette oeuvre et en 1864 installe l'Institution rue Saint-Denis près de la rue Roy.  Cette rare photo nous montre la "Maison Bonsecours" qui est le premier bâtiment de cette oeuvre magistrale de la communauté des Soeurs de la Providence.  Nous sommes ici en 1872, car l'aile voisine, (aile Cherrier) à la droite de la maison originale, est en voie de construction.   Lors de son installation en 1864, l'établissement est en pleine campagne; mais cela ne tarde pas à changer car la ville s'urbanise rapidement.  Les premiers bâtiments avec leurs murs en moellons et leurs toits à versants, sont construits dans le style traditionnel des édifices conventuels de l'époque.  Installés sur un sol instable ils doivent être démolis en 1898 et remplacés par les édifices que nous connaissons aujourd'hui qui empruntent au style "Second Empire" montréalais le couronnement avec une fausse mansarde et des façades en pierre taillée.  Les religieuses font preuve d'imagination, de créativité et d'un don de soi incomparable afin de réussir à enseigner à ces jeunes filles comment communiquer.  Lorsqu'elles quittent les lieux en 1979, c'est 128 années de dévouement qui sont conclues.

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28 janvier 2017

Quand la "station-service" livrait à domicile

Le titre nous annonce la réalité d'une autre époque.  On se plaint  qu'aujourd'hui les postes d'essence en milieu  urbain sont de plus en plus rare.  Vous serez alors peut-être jaloux d'apprendre qu'en 1910 vous n'aviez pas à les chercher car la "station-service" livrait à domicile.  

1910 Jphoto BAnQ   /  Fonds F. Barrière

Nous sommes ici sur la rue Saint-Denis devant le commerce de Monsieur J.A. Fortin, spécialisé dans la vente de bois et charbon, ainsi que dans le grain et le foin.  Le cheval est partout en ville; il est le "moteur" des attelages privés, des charrettes de livraison, des tramways hippomobiles, des camions de pompiers, etc.  Toutes les activités humaines qui utilisent aujourd'hui le moteur à essence, utilisaient alors la traction animale.  Les propriétaires de ces quadrupèdes doivent bien sûr les nourrir et c'est justement cette nourriture que le livreur de Monsieur Fortin s'apprête à leur livrer ce matin.  Les poches d'avoine et les ballots de foin entassés sur sa charrette seront par la suite entreposés dans les écuries privées que l'on retrouve un peu partout en ville.  À la droite, on voit un petit tombereau rempli de charbon qui lui aussi est sur son départ.  Habituellement, le charbon est livré en poches, mais ici il est en vrac.  On peut penser qu'il s'agit d'une livraison unique, dont le livreur disposera avec sa pelle dans une soute quelconque.  La porte de la clôture est levée pour donner accès à la cour et aux bâtiments et l'on distingue les cordes de  bois derrière celle-ci.  On ne peut imaginer aujourd'hui de telles occupations commerciales, présentant un si haut niveau de risque, côtoyer des résidences.  À l'époque, on est moins à "cheval" sur les principes et on prends la vie avec une certaine insouciance.  Pendant ce temps, c'est probablement Monsieur Fortin que l'on voit à la droite de la photo.  Il prend la pose et nous présente avec fierté ses deux "camions" de livraison et son petit commerce.

 

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28 décembre 2016

Le four à chaux de Monsieur Limoges

La pierre calcaire est au coeur même de l'histoire du Plateau Mont-Royal puisque de nombreuses carrières étaient situées sur son territoire.  Il ne faut pas oublier que l'extraction de la pierre était la principale occupation des "Pieds-Noirs" du Coteau-Saint-Louis.  Cette fameuse  "pierre grise de Montréal" a servi à construire de nombreux bâtiments historiques du Vieux-Montréal.  Mais ce n'est pas tout d'extraire la pierre, il faut aussi la mettre en oeuvre et pour cela, nous avons besoin d'un bon mortier de chaux. 

De Lorimier four à Chaux Limoges

source de la photo BAnQ

Cette chaux s'obtient en brûlant (en calcinant) la pierre calcaire dans des fours spécialement conçus à cet effet.  C'est le travail du "chaufournier".  Vers 1880, les fours d'Olivier Limoges sont installés sur le chemin Papineau en plein dans l'axe de la rue Sherbrooke.  La photographie nous montre les employés de la petite compagnie qui prennent la pose comme il était coutume de le faire à cette époque.  Tout le monde y est, même les enfants, le chien et l'attelage familial.  On voit au fond les quatre grands fours à chaux.  On emplissait le four de pierres calcaire et de charbon et un feu de bois alimentait une chaleur de 800 à 1000 °C  afin d'assurer la "cuisson" de la pierre .  On  récupérait par la suite la chaux à la base du four. Cette chaux "vive" était alors "éteinte" en la plaçant dans des fosses que l'on emplissait d'eau.  Les membres de la famille Limoges habitent les logements que l'on voit à proximité un peu plus haut rue Papineau.  En 1910, la Ville de Montréal achète l'entreprise afin de permettre le prolongement de la rue Sherbooke vers l'Est.  Monsieur Limoges possède des carrières à Saint-Michel et dans le Plateau (au parc Laurier).  On salue ces vaillants travailleurs.

four à chaux Limoges

 

 

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09 décembre 2016

Quand on regarde de haut les gens du Plateau

En 1876, la Ville de Montréal décide d'aller de l'avant avec l'aménagement de trois grands parcs urbains afin de doter la ville d'espaces verts qui lui font alors cruellement défaut.  On planifie l'aménagement de l'Île Sainte-Hélène, du parc Logan (futur parc La Fontaine) et du mont Royal.  Ce dernier est le parc le plus vaste et aussi le plus prestigieux puisqu'il est conçu par Frederick Law Olmsted, l'architecte de paysage responsable de la conception du Central Park de New-York.  L'engouement des montréalais pour la montagne est instantané et tout le monde veut l'explorer. 

funiculaire observatoire vers 1908 BAnQ 1951560

 

Si vous n'avez pas d'attelage pour vous y amener, il vous reste toujours vos mollets; mais ça en prend de bons.  En 1885, pour vous faciliter la tâche, on dote le versant Est de la montagne d'un funiculaire impressionnant.  Le départ du trajet se trouve angle du Parc et Duluth où les visiteurs empruntent un premier wagon qui les amène au pied du funiculaire proprement dit.  Après une montée vertigineuse, les promeneurs se retrouvent sur une grande plate-forme d'observation qui permet d'admirer à loisirs le centre-ville, le fleuve, la Montérégie et bien sûr le Plateau.  L'endroit est abrité et ombragé et les curieux peuvent y flâner à l'aise.  Tout ce beau monde arbore ses habits du dimanche et qui sait ...peut-être trouveront-ils l'âme soeur parmi toute cette foule.  Un escalier interminable jouxte le funiculaire pour ceux et celles qui veulent faire l'économie des frais  de la descente; ou qui veulent simplement étirer leur temps de promenade.  On scrute le panorama de cette petite ville de Saint-Jean-Baptiste qui sera annexée à Montréal en 1886 et l'on admire cette belle ville de Montréal; la Métropole de ce jeune Canada.

funiculaire Mont-Royal BANQ 6537

 

les illustrations proviennent de la BAnQ

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01 décembre 2016

La terrain des Expositions à Fletcher's field

Très beau panorama du terrain des Expositions qui se tenaient annuellement dans ce grand espace relié à Fletcher's field.  La numérotation passe en revue différents éléments de cette manifestation.

terrain des expositions

 La source de la photo est inconnue.  Faussement attribuée à Notman selon le Musée McCord


1. Palais de Cristal
2. Institut des sourds-muets, des Clercs de Saint-Viateur, rue Saint-Dominique.
3. Église de Saint-Enfant-Jésus-du-Mile-End (premiere version par Victor Bourgeau) avant la réfection de sa façade en 1902 par l'architecte Joseph Venne..
4. Providence du Saint-Enfant-Jésus (1874)
5. Passerelle enjambant la rue Mont-Royal afin de relier la partie au sud qui s'était ajouté au terrain original avec les années..
6. Avenue du Mont-Royal
7. Rue Bleury (du Parc)
8. chemin Olmsted; aménagé en 1876 par Frederick Law Olmsted, l'architecte de paysage, concepteur de Central Park à New-York.
9. Petite maison apparaissant aussi dans une photo de 1910 sur envoi http://histoireplateau.canalblog.com/archives/2007/01/18/3735147.html

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16 novembre 2016

Les dispensaires Goutte de lait

Au début du XXème siècle à Montréal, le commerce du lait relève plus des lois du Far-West que de règles sanitaires convenables.  Plusieurs entrepreneurs s'inventent laitiers et tous n'ont pas la rigueur qu'exige la traitement de cet aliment fragile.  Les ménages ne peuvent compter que sur les petites glacières domestiques afin de conserver leur lait.  Le transport, la manutention et l'entreposage des bidons de lait n'est pas garant de sa bonne qualité.  Ajoutons à cela que la pasteurisation du lait n'est pas encore obligatoire à Montréal et vous avez les conditions parfaites pour générer de sérieux problèmes.  D'ailleurs, à cette époque, un nourrisson montréalais sur quatre décède dans sa première année de vie. 

Sainte-Justine goutte de lait 1912 arch

 source : Archives de l'Hôpital Sainte-Justine

 C'est ce qui incitera la docteure Irma Levasseur, première canadienne-française à obtenir son diplôme de médecine, à créer avec d'autres femmes l'hôpital Sainte-Justine en1907.  Après une année sur la rue Saint-Denis, l'hôpital déménage avenue De Lorimier au sud  de Rachel.  Vers 1910, on souhaite apporter une solution à ce problème du mauvais lait en créant les "Gouttes de Lait".  Véritables CLSC avant la lettre, ces dispensaires offriront pour un coût minime, ou même gratuitement, un lait de qualité.  Les mères y sont aussi invitées afin de recevoir des conseils sur les soins à apporter aux nourrissons et aux enfants.  Cette belle photo (tout de même un peu scénarisée) nous montre cette distribution de lait dans un logement en face de l'hôpital.  On peut également admirer les belles boiseries victoriennes de l'escalier qui mène aux étages.  Ce n'est que plus tard, avec l'utilisation de l'acier pour leur fabrication, que nous verrons apparaître les fameux escaliers courbés si typiques de Montréal.

 

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29 octobre 2016

Le "jeune" boulevard Saint-Joseph

Mais où sont donc passées toutes les automobiles?  C'est pas compliqué, elles n'ont pas encore été inventées.  Au début du siècle dernier, le "nouveau" boulevard Saint-Joseph est une des plus belles avenues de Montréal.  Dans la foulée du mouvement urbanistique américain "city beautiful", né dans les années 1890-1900, la ville de Saint-Louis (du Mile-End) se dote d'un aménagement urbain inédit à Montréal. 

boulevard Saint-Joseph

source : livre Montreal North End / Archives Ville de Montréal

 

Il sera repris peu de temps après par la toute jeune municipalité de Maisonneuve dans l'Est de Montréal.  L'initiateur de cet espace de qualité est l'architecte et ingénieur Joseph Émile Vanier, qui agit comme "responsable" des choses urbanistiques de Saint-Louis.  Vanier oeuvre aussi ailleurs dans le quartier, où il est entre autres responsable de la conception de la deuxième église Saint-Jean-Baptiste (1903) rue Rachel.    

Dans cette photographie captée vers 1905, le spectateur se retrouve angle St-Dominique et regarde vers l'ouest.  Nous sommes au coeur même du noyau civique de cette petite ville.  A droite, on aperçoit le parc Lahaie et, plus loin, le boulevard St-Laurent.  La caractéristique principale de ce lieu réside dans le large terre-plein avec sa double rangée d'arbres et sa promenade centrale.  On imagine mal aujourd'hui se promener au centre du boulevard St-Joseph.  Toutefois, à cette époque, les promeneurs n'étaient distraits que par le passage des voitures à chevaux.  La vie suit alors un rythme plus calme que maintenant. 

Le terre-plein planté d'arbres cesse à Henri-Julien, frontière est de la ville.  Il sera poursuivi plus loin par Montréal mais ne sera que gazonné et planté d'arbustes.  Cela prendra plusieurs décennies avant que ce grand boulevard ne soit complété.  Le beau terre-plein disparaît en 1961 lors de l'élargissement du boulevard.  Il faut se rappeler que cet aménagement a persisté tout ce temps grâce aux efforts et à la perspoicacité du conseiller Jos.-Marie Savignac qui l'a défendu bec et ongles jusqu'à son départ de la politique en 1961

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21 octobre 2016

“Le marché Saint-Jean-Baptiste”

On a déjà parlé du premier marché Saint-Jean-Baptiste, construit vers 1870 à l'angle nord-est du carrefour Rachel et Saint-Laurent.  Ce vieux marché desservait la population de la petite ville de banlieue qu'était alors Saint-Jean-Baptiste (1861-1886). 

Boulevard Saint-Laurent hiver 1952 c angle Rachel copie

photo des Archives de la Ville de Montréal

Au tournant du 20ème siècle, cet équipement municipal est toujours très important pour la population puisqu'il s'agit encore de l'endroit où le choix est le plus grand et où la fraîcheur est toujours au rendez-vous.  Mais l'usure du temps, et l'obligation de mettre au travail les chômeurs de la Grande Crise des années 1930,  fera en sorte que la Ville de Montréal remplacera son vieux marché par un tout nouveau en 1933.  C'est ce marché "neuf" que nous voyons sur cette photographie de 1952.  Avec son expression architecturale d'inspiration Art Déco il est vaste et loge des boucheries, des poissonneries et bien sûr, les étals des maraîchers qui offrent leurs fruits et légumes à l'extérieur sous le grand abri.  À la fin des années 1950, les petites épiceries sont maintenant répandues un peu partout dans le quartier et l'engouement pour le marché public disparaît peu à peu.  La mode des supermarchés modernes signera l'arrêt de mort du marché et il sera finalement démoli en 1966.  C'est aujourd'hui le parc "Des Amériques" qui occupe les lieux.  Que nous révèle cette photo?  On constate que la circulation automobile sur le boulevard Saint-Laurent est à double sens et qu'il y a toujours des tramways.  Outre le marché, les bâtiments que l'on y voit sont toujours debout.  Pour ce qui est de la neige, de la gadoue et des manteaux d'hiver, c'est toujours d'actualité aujourd'hui; et ça ne devrait plus tellement tarder maintenant !

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15 octobre 2016

"Le Jardin Botanique du Plateau "

Cette photographie des années 1900 nous montre les grandes serres du parc La Fontaine où la Ville de Montréal produit toutes les plantes ornementales qui seront ensuite distribuées afin d'enjoliver les grandes places de la cité avec l'arrivée de l'été. 

Parc La Fontaine vers 1909 - 1

Ces serres ont été construites originalement en 1865 au Square Viger, et par la suite, démontées et reconstruites au parc La Fontaine en 1889.  Fabriquées de fonte et de verre, elles sont immenses, mais également très élégantes.  Elles sont à cette époque situées approximativement à l'endroit où est érigé aujourd'hui le monument de Dollard Des Ormeaux.  C'est véritablement l'ancêtre du Jardin Botanique qui lui, sera construit en 1930, dans la foulée des grands travaux de la Crise.  Le responsable du parc et des serres, Monsieur Émile Bernadet, fera vivre cet espace avec passion pendant plusieurs décennies.  Il habite d'ailleurs avec sa famille pendant toute cette période dans une "maison de fonction", dirait-on aujourd'hui, construite près du carrefour Rachel et De la Roche.  La petite histoire raconte même que pendant de nombreuses années, le seul bananier à pousser au Canada se trouvait ici-même dans les serres du parc La Fontaine.  À l'arrière, se trouvait un petit zoo où l'on retrouvait un ours brun, des renards et quelques autres animaux plus ou moins exotiques.  Leurs conditions de vie étaient douteuses mais ils composaient une attraction particulière à ce grand parc.  Dans les années 1950, Monsieur Claude Robillard, le directeur du nouveau service des parcs décide le réaménagement complet du parc.  Les serres, la maison du surintendant, le pont des amoureux sont démolis pour faire place à la modernité.  Le Jardin des Merveilles sera construit en 1958 et le parc accueillera aussi le Théätre de Verdure et le nouveau chalet restaurant

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23 septembre 2016

Création de plusieurs centaines d'emplois dans De Lorimier

Ames, Holden, McCready

                           source BAnQ fond Massicotte     (cliquer sur l'image pour l'agrandir)

Cette chronique est parue dans le journal "Le Plateau" du 23 septembre 2016

En 1902,  au  moment de son installation sur l'avenue du Mont-Royal, la compagnie James McCready & Co. est le plus important fabricant de bottes et chaussures au Canada.  La compagnie possède des usines dans plusieurs grandes villes canadiennes.  Fondée en 1867 dans le Vieux-Montréal, l'entreprise se déplace en 1902, avec des centaines d'emplois, vers la petite ville de De Lorimier.  Les nouvelles installations occupent l'ilôt Mont-Royal, Fullum, Gilford et Messier.  La municipalité n'existe que depuis 7 ans et on peut penser que l'administration du maire Christophe Messier a consenti de bonnes conditions afin d'attirer tous ces emplois.  Cela garantira d'ailleurs un "boom" important au développement immobilier subséquent de De Lorimier.  Également, la construction simultanée des "shops" Angus, avec ses 12 000 emplois, vient appuyer cet effort dans De Lorimier, bien qu'ils auront un impact majeur pour Rosemont.  On distingue d'ailleurs les cheminées des usines Angus dans le haut de l'illustration.  En 1905, la compagnie prends le nom de Ames, Holden, McCready & Co. et élargit sa production de caoutchouc pour produire des bottes et des pneus.  À la fermeture de l'usine, c'est le magasin Eaton's qui se porte acquéreur des bâtiments pour en faire un immense entrepôt.  Dans les années 1950, le célèbre défilé du Père Noël du grand magasin est préparé à cet endroit et parcours le boulevard Saint-Joseph dans sa route vers le centre-ville.  Après la démolition des bâtiments le site est occupé par un grand concessionnaire automobile et actuellement par un complexe résidentiel et un supermarché.  La petite ville de De Lorimier, créée en 1895, ne ménageait pas ses efforts et  se voulait exemplaire dans son développement.  Elle est finalement annexée à Montréal en 1909.

 

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