histoire du Plateau Mont-Royal

La Société d’histoire et de généalogie du Plateau Mont-Royal vous invite à découvrir quelques pages de la petite histoire du quartier. Photos et anecdotes racontent le quotidien du temps jadis. Animé par Gabriel Deschambault qui y vit depuis toujours.

26 mars 2009

Des champignons magiques dans le Plateau?

Non; pas vraiment!  Mais la magie est tout de même au rendez-vous.

Un lecteur, Monsieur Robert Caron, m'a fait parvenir cette belle photographie, parue en couverture d'une édition du «Sélection» de 1961.PARC_LAFONTAINE_0001_1 

à ce moment-là, le «Jardin des Merveilles» est ouvert depuis à peine trois ans qu'il est déjà devenu une institution du parc La Fontaine (et de la Ville de Montréal).  C'est une destination obligée pour les enfants sages (ou encore ceux trop turbulents) lors des beaux dimanches après-midi d'été.

Le design unique de cet endroit et les thèmes traités, par l'utilisation des histoires et personnages de contes pour enfants, en font un «parc thématique» avant la lettre.  Il est aussi intéressant de noter que l'ensemble avait été créé et réalisé par les services municipaux.

C'est doit être le côté fantaisiste des concepteurs qui explique les formes «curieuses» des bâtiments; comme ici avec l'arche de Noé.  Ce ne sont pas nécessairement les champignons magiques de la photo.

Cliquez sur la photo pour l'agrandir

voir page originale sur le Jardin des Merveilles; plus avant dans ce blog. 

Au fait; pour ceux qui s'intéressent à l'éléphant du Jardin des Merveilles, sachez qu'il est toujours aussi fantôme et que je n'ai pas encore réusi à mettre la main sur une photographie (appel à tous).  Tout ce que je sais c'est qu'il s'agissait d'un éléphant femelle, qui a aujourd'hui 30 ans et qui loge maintenant au zoo de Granby.  Son nom; «TOUTOUNE», elle serait arrivée au parc en 1982 et l'aurait quitté en 1985 (il s'agit vraisemblablement du deuxième éléphant du parc).

Posté par gabrield à 23:31 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

23 mars 2009

La rencontre du siècle / l'OSM et le Canadien de Montréal

On a beau, cette année, commémorer «en grand» le 75ème anniversaire de l'OSM et le centenaire du club de hockey Canadien; il est intéressant de rappeler que ces deux institutions ne sont pas étrangères à la petite histoire du Plateau.

Il faut se souvenir que l'Orchestre symphonique de Montréal a donné son tout premier concert dans l'amphithéâtre de l'école «primaire supérieure» du Plateau dans le parc La Fontaine.  Créé en 1934, la formation des Concerts Symphoniques de Montréal jettera les bases du futur OSM et offrira son premier concert en janvier 1935 à l'auditorium du Plateau.  La petite histoire nous dit même qu'un élève, du nom de Jean Drapeau, futur maire de la ville et futur mélomane averti, agissait comme placier lors de cette soirée.  À cette époque, la salle du Plateau est la seule, dit-on, qui se prête facilement à ce genre de spectacle.

_cole_Le_Plateau_OSM

Wilfrid Pelletier prit la direction artistique de l'orchestre en 1935 et l'OSM (le nouveau vocable des concerts symphoniques depuis 1954) donna son dernier concert au Plateau à la fin de sa saison 1962-63.  Avec la construction de la Place des Arts, le reste est de l'histoire connue.

Quelques années auparavant, c'est une autre institution bien connue des montréalais qui faisait accourir les foules dans le quartier.  En effet, le club de hockey Canadien a évolué de 1920 à 1926 à l'aréna Mont-Royal; alors situé angle Mont-Royal et Saint-Urbain.  L'édifice original a été incendié il y a quelques années et on y trouve maintenant un supermarché Provigo.

arenaMontRoyal

On voit ici la façade qui donnait sur la rue Saint-Urbain

Le Canadien y a gagné, lors de sa saison 1923-24, sa deuxième coupe Stanley.  En fait, pour être plus précis, les séries «de détail» s'y sont tenues; mais la partie décisive, elle, fut jouée à Ottawa en raison de la piètre qualité de la glace «naturelle» de l'aréna Mont-Royal.  Le défaut d'y installer, comme promis, un équipement de réfrigération, accélérera alors la construction d'un nouvel aréna dans l'ouest de la ville et le déménagement du club au Forum de Montréal, angle Sainte-Catherine et Atwater.

L'aréna Mont-Royal avait une capacité de 6000 spectateurs assis et de 10 000 au total, en comptant ceux debout.  Ce n'est pas banal du tout pour cet aréna du Plateau.  En janvier 1920, Newsy Lalonde, une des grandes vedettes du club, y «scora» six buts.

Une coupe Stanley au coin de la rue; un premier concert symphonique dans le parc; y s'en est passé des affaires dans le coin.

Posté par gabrield à 22:46 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

04 mars 2009

Le blogueur refait surface!

Ne vous découragez pas, les énergies du blogueur furent temporairement dirigées vers un autre projet, relié à la Société d'histoire et de généalogie du Plateau Mont-Royal et dont vous entendrez (enfin, je l'espère) parler très bientôt.

En amorçant ce blogue, je croyais qu'il ne s'agissait que d'avoir une idée de temps à autre et de donner quelques impressions sur le sujet!  Erreur!  Il faut garantir ses informations, les noms et leur orthographe, les dates, les acteurs véritables, etc.  C'est loin d'être évident!

Je fais mes classes.

Posté par gabrield à 19:21 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

13 décembre 2008

Le parc La Fontaine...comme jamais vu!

Dans cette photo aérienne du parc La Fontaine, prise vers 1927, vous allez voir quelque chose d'inédit; quelque chose que je n'avais jamais vu moi-même, qui fouille pourtant dans les vieilles photos depuis très longtemps.  Cliquez sur les photos pour les agrandir.

La grande photo montre le parc vu du nord vers le sud et révèle plusieurs éléments que nous connaissions déjà, mais de façon isolé; chaque élément étant habituellement photographié seul.  Ici on voit l'ensemble de ces éléments et la relation entre chacun d'eux.  On note au bas, dans l'axe de la de La Roche, la magnifique maison du surintendant du parc.  Immédiatement à sa droite (on distingue mal toutefois) on voit les grandes serres avant leur agrandissement de 1948.  Plus loin au centre, on apperçoit le petit «pont des Amoureux», le pont Degrelle, entre les deux étangs; et derrière lui, c'est le bâtiment servant pour la location des canots.  Au fond du parc, au centre, c'est l'école normale Jacques-Cartier et à gauche sur la rue Sherbrooke, le tout premier bâtiment de ce qui est aujourd'hui l'hôpital Notre-Dame.  Avez-vous remarqué une grande absente: la fontaine lumineuse!  Elle sera installée en 1929 (environ 2 ans après la prise de cette photo).

parc_Lafontaine_1927_B

Mais la véritable surprise réside surtout dans la partie à gauche de la photo, partie qui est mieux détaillée dans l'extrait plus bas.  Vous pouvez y voir le monument de Dollard DesOrmeaux à son emplacement d'origine.  C'est la toute première fois que je vois la localisation exacte du monument à cet endroit du parc.  Il sera déplacé en 1956, après la démolition des serres et afin de libérer l'espace pour la construction du futur Jardin des Merveilles dans ce secteur du parc.  Le monument se trouvait à l'origine, à peu près où est situé celui de Félix Leclerc aujourd'hui.  Petite curiosité, vous remarquerez également que les voitures circulaient au travers du parc; on s'entendra facilement pour dire que c'est une bonne chose que cette situation ait disparue.

parc_Lafontaine_1927_AA_d_tail

La photo est tirée d'une série de photos aériennes, prises pour le compte du Ministère des terres et forêts du Québec.  Elles furent réalisées par la compagnie aérienne Franco-Canadienne.

Posté par gabrield à 13:35 - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

14 novembre 2008

Le Palais des Nains...encore!

Lorsqu'on regarde les requêtes adressées à Google concernant ce blog, on constate que plusieurs personnes semblent toujours s'intéresser au fameux «Palais des Nains», enfin à son souvenir, puisqu'il est disparu depuis longtemps.  Disparu oui; mais il en reste quand même quelques traces.  Ainsi, les deux «imposants» lions qui en gardaient l'entrée sont toujours de faction et surveillent les allées et venues des passants sur la rue Rachel.

Dans une photo ancienne montrant la Comtesse Nicol et son fils, «Le Petit Prince du Plateau» ...on voit bien les lions de part et d'autre des personnages.  D'autres photos du Palais sont accessibles sur la page :http://histoireplateau.canalblog.com/archives/2006/07/04/2231083.html

SHGP_Palais_desNains__le_petit_prince_du_Plateau   DSC_0729

Les lions ne se lassent pas de leur surveillance, même si les pluies acides sont en passe de leur faire un mauvais parti.  Ils espèrent tous deux le jour où, délivrés de leur rigueur de béton, ils pourront traverser la rue pour, enfin, aller goûter à cette fameuse «poutine» du resto «La Banquise». 

Je serai toujours fasciné par ces objets, ou éléments architecturaux, qui partagent notre quotidien et notre espace (ici au bord du trottoir et frôlant les passants depuis des décennies) et qui imperturbablement subissent pluies, neige, oiseaux, froid,soleil, et qui laissent le temps passer comme si de rien n'était.  Parfois, j'aimerais bien avoir cette sérénité et regarder calmement le temps passer sans me laisser accrocher.  Pas trop longtemps, juste ce qu'il faut.

DSC_0731

Pour ceux qui aimeraient avoir plus d'information sur la famille Nicol, allez visiter le site

http://www.migrations.fr/le_palais_des_nains.htm

Et finalement, un autre document trouvé sur le blog «Montreal taxi blog» et montrant une petite annonce tiré d'un guide préparé par la compagnie de taxi Diamond.  Cela montre bien que «l'attraction» était populaire au point d'apparaître dans les petits guides des chauffeurs de taxi afin de bien conseiller leurs clients sur les «attractions» touristiques.Palais_des_nains  On y voit le «Comte» Philippe Nicol, son épouse, la «Comtesse» Rose Dufresne et leur fils Philippe junior.  Les parents s'étaient mariés en novembre 1906 à Lowell au Massachussets.

Appel à tous!  pour des souvenirs de visites, des anecdotes, des photos peut-être?

Posté par gabrield à 21:03 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

11 novembre 2008

L'histoire du journal Montréal-Matin

La Société d'histoire et de généalogie du Plateau-Mont-Royal, vous invite ce dimanche 16 novembre, à 13h30, au centre Calixa-Lavallée, à une conférence sur l'histoire de ce journal aujourd'hui disparu, mais qui avait pignon sur la rue Marie-Anne près de Christophe-Colomb.  La conférence sera donnée par les soeurs Odette et Denise Bourdon, filles de Joseph Bourdon ex-journaliste et auteur du livre «Montréal-Matin, son histoire, ses histoires».  On y présentera la période de 1930 à 1978 de l'existence de ce journal.  Le journal a débuté sa publication en 1930 sous le nom de «L'Illustration».

montr_al_matin

L'extrait provient du site «revue de presse»

Les plus vieux se souviendrons surement de la chronique sportive de Jacques Beauchamp; qui était un journaliste très populaire à cette époque.  Plus tard, en 1969, Pierre Péladeau viendra le chercher pour l'amener à son nouveau «Journal de Montréal»; qui fera aussi du sport, sa marque de commerce (sans oublier bien sûr, le joli modèle de la page 7, qui fera bien jaser!).  Le Montréal-Matin fut aussi le premier journal montréalais de format tabloid.

Dans les dernières années de sa publication, il ira s'installer sur le boulevard Saint-Joseph, passé Iberville.  Il sera acheté en 1973 par le Journal La Presse (afin de tenter de contrer le succès grandissant du Journal  de Montréal).  Le Montréal-Matin disparaîtra définitivement en 1978.

Pour plus de détails, nous vous invitons à assister à la présentation dimanche prochain.

Posté par gabrield à 00:43 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

03 novembre 2008

La fondation de l'Hôpital du Sacré-Coeur

Dans la foulée des «Saviez-vous que» et dans le même esprit que la page concernant la fondation de l'hôpital Sainte-Justine dans notre quartier; en voici une autre de même nature.

Saviez-vous que l'Hôpital du Sacré-Coeur a lui aussi été fondé sur la Plateau, en 1898, soit il y a maintenant 110 ans.  Ce n'est pas pour nous vanter (on se moque déjà suffisament des résidants du Plateau comme c'est là!; ce n'est quand même pas nécessaire d'en rajouter) mais force est de constater que les résidants de notre quartier étaient pas mal entreprenants.  Dans le cas qui nous intéresse, il s'agirait plutôt de résidantes; car nous parlerons des soeurs Georgiana et Léontine Généreux, demeurant sur la rue Pontiac.  Souvenons-nous que pour Sainte-Justine c'étaient aussi des femmes qui étaient à l'origine du projet d'hôpital pour enfants.  Ah! les femmes du Plateau!  Mais revenons à Sacré-Coeur (qui a mis un certain temps à s'appeler Sacré-Coeur).

L'histoire nous indique que ce nouvel hôpital a pour mission... : « d'accueillir les malades pauvres et «incurables» : cancéreux, tuberculeux, invalides et autres malades indigents n'ayant aucun espoir de guérison et ne pouvant trouver place dans les hôpitaux».

C'est un document de 1927, rédigé par soeur Marie-Abel (soeur de la Providence), à l'occasion du décès de Monsieur Napoléon Généreux, le père des deux fondatrices, qui nous met la puce à l'oreille.  Soeur Abel y souligne l'apport de la famille Généreux dans l'historique de l'hôpital et, si l'on se réfère aux atlas et aux annuaires du début du XXème siècle, on peut ainsi suivre à la trace, les pérégrinations des soeurs Généreux et de leur «hôpital des Incurables».  Plongeons-nous donc dans ce récit particulier tel que relaté par notre guide religieuse.  Le document nous a été communiqué par Monsieur Robert Caron qui a déjà participé au blog; entre autres pour «la rue Boyer en partie disparue»

«Quand, en 1898, les demoiselles Généreux résolurent, avec l'approbation et la bénédiction de l'Archevêque de Montréal, Mgr Bruchési, de vouer leur vie aux soins des Incurables, leurs vertueux parents les secondèrent en leur cédant leur propre logis, situé rue Pontiac».  La copie de l'atlas plus bas, nous montre le logement au 93 de la rue Pontiac (point rouge), au nord de Bienville (il s'agit bien sûr de l'ancienne numérotation civique).  L'annuaire Lovell de cette année là nous dit qu'on y trouve «L'hôpital Saint-Joseph».

Incurables_rue_Pontiac

C'est donc dans cette maison de la rue Pontiac, au nord de la rue Bienville, que serait née l'hôpital du Sacré-Coeur de Montréal.  Cliquez sur les photos ou les cartes, pour afficher une image plus claire et de bon format.

Untitled_1_copy

Quelques temps plus tard, ce lieu devenu insuffisant, les demoiselles Généreux et leurs compagnes, durent se déplacer dans une maison de la rue Clark, au sud de Sherbrooke, où l'on retrouvera un hôpital de neuf lits.  Les annuaires mentionnent que le logement est occupé en 1898 par « G. Généreux, dressmaker».  On présume que le bail est signé par elle.

Étant devenu trop petit, ce deuxième local a du être remplacé par un nouveau, plus spacieux, rue Saint-Denis.  L'annuaire Lovell de cette époque nous indique que l'hôpital logeait maintenant au 1116 rue Saint-Denis (ancienne numérotation), tout juste au nord de Marie-Anne; en plein milieu du Renaud-Bray, qui est situé aujourd'hui à cet endroit.  L'hôpital compte alors une douzaine de lits.

Incurables_Saint_Denis_copy

Ayant dû affronter des maladies et faisant face à un financement très difficile, le personnel de ce petit hôpital fut confronté à une première grande difficulté et c'est alors que Mgr Bruchési demanda aux soeurs de la Providence, de prendre la relève des demoiselles Généreux en 1899.  C'est finalement en 1900, que les soeurs feront l'acquisition du monastère des Soeurs du Précieux-Sang (angle Décarie et Chemin de la Côte-Saint-Luc).  Le nouvel hôpital (voir plus bas) fut inauguré en 1902 et pouvait accueillir de 350 à 375 malades.  On notera malgré tout qu'il ne s'écoule que 4-5 ans entre la fondation par les soeurs Généreux et la mise en place de l'hôpital de NDG.  C'est très bref et probablement que l'arrivée des soeurs de la Providence dans le décor, n'est pas étranger à cette évolution rapide.  Il ne faut pas oublier que les communautés religieuses étaient en ces temps, de redoutables et efficaces gestionnaires des mandats qu'on leur confiaient.

Incurables_2_E

Les vignettes proviennent du fond E.Z. Massicotte de la BANQ

Incurables_e

Ce magnifique bâtiment fut malheureusement détruit par le feu en mars 1923.  Les soeurs de la Providence se portèrent par la suite acquéreure d'un terrain à Cartierville et elles y construirons l'édifice que l'on connaît aujourd'hui, conception des architectes Viau et Venne.  L'actuel hôpital du Sacré-Coeur fut inauguré en 1926.  De 1923 à 1926, plusieurs malades résidèrent dans une aile arrière qui avait été épargnée par le feu.  Ce bâtiment existe toujours.

Incurables_aujourd_hui_IMTL

La photo provient du site IMtl (cliquez sur les photos pour les voir à la bonne grandeur)

Les notes historiques de l'hôpital nous disent que : «L'hôpital compte 600 lits dont 300 sont affectés au soins des «Incurables» (cancéreux et autres malades chroniques) et 300 aux personnes atteintes de tuberculose; qui sévit à l'état endémique au Québec à cette période».

SHGP_h_pital_des_Incurables

Pas banal ce vieux Plateau, n'est-ce pas ?

cliquez sur les photos pour les agrandir

photos tirées du livre «Mission Montréal»

Posté par gabrield à 16:43 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

07 octobre 2008

Histoire du parc La Fontaine

Dimanche le 12 octobre 2008, la Société d'histoire et de généalogie du Plateau-Mont-Royal invite le public à une conférence sur l'histoire du parc La Fontaine.  Cette conférenceest gratuite et donnée dans le cadre de l'Opération patrimoine architectural de Montréal. 

_cole_normale_Jacques_Cartier_1879_1948_ppt4

Voici le communiqué publié pour l'occasion :

«L’histoire du parc LaFontaine : l’évolution de ce grand parc du Plateau»

Illustration, par des photos anciennes, de l’évolution du parc LaFontaine.  Depuis la ferme d’origine en passant par les terrains militaires et jusqu’au magnifique parc d’aujourd’hui, vous verrez comment cela se passait dans le parc LaFontaine au cours des deux derniers siècles. De la naissance des terrains de jeux montréalais, à l’éléphant du Jardin des Merveilles; vous serez étonnés! La Société d’histoire et de généalogie du Plateau-Mont-Royal vous invite à être curieux et à venir voir ces pages de votre histoire. Présentation audio-visuelle par monsieur Gabriel Deschambault, architecte et urbaniste.

Le dimanche 12 octobre 2008  14 h

Lieu : Centre Calixa Lavallée (parc LaFontaine)

3819, avenue Calixa-Lavallée

Renseignements : 514 872-4443

Posté par gabrield à 23:49 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

26 août 2008

On trouve de tout...même un ami!

Saviez-vous que l'empire des «pharm-escomptes», les pharmacies Jean Coutu, a débuté sur l'avenue du Mont-Royal; angle Garnier.  En effet, c'est en 1969 que s'est ouverte la première succursale de cette future grande chaîne de pharmacie.

Jean_Coutu_A

Fleuron du Québec Inc. des années 2000 ce nouveau concept de pharmacies viendra révolutionner la façon de faire des affaires dans ce domaine.  En fait, Jean Coutu avait déjà opéré deux pharmacies, à titre personnel, dans Hochelaga-Maisonneuve.   Cette succursale était toutefois la première qui opérait sous le concept «pharm-escomptes»; où l'on trouvait toutes sortes d'autres produits que pharmaceutiques. 

En offrant des spéciaux sur différents produits de consommation courante, Jean Coutu attirait ainsi les clients dans ses pharmacies, fidélisant ainsi cette clientèle en se bâtissant une assise solide.  Le modèle aura fait des petits et c'est aujourd'hui la façon de faire courante dans ce domaine.

Les PJC auront au fil du temps servi également de «laboratoires» sur la façon de faire de la pharmacie.  Un peu jaloux du grand succès de l'entreprise, les collègues furent très critiques à son endroit et l'on obligea le groupe PJC à s'ajuster continuellement.  Séparation des fonctions ventes de produits courants avec celles de la vente de médicaments; abandon de la vente du tabac dans les pharmacies (ce qui fait quand même du sens), etc.

Une petite pharmacie de l'avenue du Mont-Royal, aura donc pavée la voie aux grandes chaînes de pharmacies des années 2000; ce n'est pas rien!  Et tout ça sur notre bonne vieille «rue» Mont-Royal .

Posté par gabrield à 13:21 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

12 juillet 2008

Incendie «rue» Mont-Royal

Pour les gens qui dégustent aujourd’hui leur café au Second Cup, coin Mont-Royal et Marquette; ils peuvent se dire (ou s’imaginer) qu’ils se trouvent au beau milieu de ce qui était jadis … un magasin de lingerie fine pour dames : le commerce de Mlle Bégin.  Ainsi, le grand type attablé au fond et qui se commande un café «bien corsé», ne sait peut-être pas qu'il est installé au beau milieu de ce qui était le rayon des corsets à baleines.  C'est ça l'évolution d'une rue commerciale; il y a des petites cachotteries comme ça.

Toutefois, au moment où fut prise cette photo, le 2 mars 1960, Mademoiselle Bégin a bien sûr d’autres préoccupations en tête; même chose pour les gens de la bijouterie J. Omer Roy, qui sont, tout comme les nombreux commerces aux alentours, voisins d’un violent incendie qui fait rage depuis le milieu de la matinée.

incendie_rue_Mont_Royal

la photo provient des archives du musée des pompiers de la Ville de Montréal (cliquez dessus pour l'agrandir)

Le feu s’est déclaré à la chapellerie Charlebois, sise au 1660 Mont-Royal est.  Le vent d’ouest pousse le feu vers Papineau et embrase plusieurs édifices.  Cela rend la situation difficile pour les pompiers qui, dans cette alerte générale, combattent sur plusieurs fronts.  L’ampleur de l’incendie se traduit finalement par l’écroulement d’une structure, qui emporte avec elle, les vies de cinq pompiers.  C’est la pire tragédie de toute l’histoire du service des incendies de la Ville de Montréal. 

Ces pompiers sont : Marius Létourneau, Erban Soucy et Eusèbe Loiseau, de la caserne 5; ainsi que Lionel Gariépy et Henri Robicheaud, de la caserne 19.  Nous saluons ici leur courage et leur sens du devoir.

Aujourd'hui, l'emplacement est occupé par un supermarché. Une autre page d’histoire de l’avenue (pas la rue!) du Mont-Royal …  il y a près d’un demi siècle! 

Posté par gabrield à 11:03 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



Page suivante »