histoire du Plateau Mont-Royal

23 septembre 2016

Création de plusieurs centaines d'emplois dans De Lorimier

Ames, Holden, McCready

                           source BAnQ fond Massicotte     (cliquer sur l'image pour l'agrandir)

Cette chronique est parue dans le journal "Le Plateau" du 23 septembre 2016

En 1902,  au  moment de son installation sur l'avenue du Mont-Royal, la compagnie James McCready & Co. est le plus important fabricant de bottes et chaussures au Canada.  La compagnie possède des usines dans plusieurs grandes villes canadiennes.  Fondée en 1867 dans le Vieux-Montréal, l'entreprise se déplace en 1902, avec des centaines d'emplois, vers la petite ville de De Lorimier.  Les nouvelles installations occupent l'ilôt Mont-Royal, Fullum, Gilford et Messier.  La municipalité n'existe que depuis 7 ans et on peut penser que l'administration du maire Christophe Messier a consenti de bonnes conditions afin d'attirer tous ces emplois.  Cela garantira d'ailleurs un "boom" important au développement immobilier subséquent de De Lorimier.  Également, la construction simultanée des "shops" Angus, avec ses 12 000 emplois, vient appuyer cet effort dans De Lorimier, bien qu'ils auront un impact majeur pour Rosemont.  On distingue d'ailleurs les cheminées des usines Angus dans le haut de l'illustration.  En 1905, la compagnie prends le nom de Ames, Holden, McCready & Co. et élargit sa production de caoutchouc pour produire des bottes et des pneus.  À la fermeture de l'usine, c'est le magasin Eaton's qui se porte acquéreur des bâtiments pour en faire un immense entrepôt.  Dans les années 1950, le célèbre défilé du Père Noël du grand magasin est préparé à cet endroit et parcours le boulevard Saint-Joseph dans sa route vers le centre-ville.  Après la démolition des bâtiments le site est occupé par un grand concessionnaire automobile et actuellement par un complexe résidentiel et un supermarché.  La petite ville de De Lorimier, créée en 1895, ne ménageait pas ses efforts et  se voulait exemplaire dans son développement.  Elle est finalement annexée à Montréal en 1909.

 

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09 août 2016

Un beau petit village au coeur de la ville

 

Mais dans quel coin du Québec peut-on visiter ce beau petit village?  Oh! Il ne suffit pas d’aller bien loin; vous pouvez même y aller à pied. Rendez-vous rue Berri, près de la rue Boucher, et vous pourrez encore admirer la belle demeure de pierre visible au centre de la photo. Quelques autres maisons de cette époque, surtout celles faites de maçonnerie, existent toujours dans le secteur. Sur cette photo vers 1950, nous sommes au coeur de l’ancien Village de Coteau-Saint-Louis (qui a été créé en 1846 et annexé à Montréal en 1893). Les petites maisons de bois, avec leurs lucarnes et leurs toits à deux versants, sont malheureusement aujourd’hui disparues, sauf une toute dernière rue Lagarde. Elles logeaient les carriers travaillant à extraire la pierre calcaire de la grande carrière Dubuc, sous l’actuel parc Laurier. Ces pierres ont servi à construire plusieurs édifices du Vieux-Montréal; mais surtout dans le Plateau, avec toutes ces façades de pierres grises que l’on retrouve sur nos rues.  Un beau petit village

Village Côte-Saint-Louis A Edgar Gariepy BAnQ copie copy

Source : BAnQ; fonds Edgar Gariepy

 Société d’histoire du Plateau Mont-Royal www.histoireplateau.org

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11 juillet 2016

L.N. Messier avenue du Mont-Royal

Il y a quelques temps, j'ai inscrit un message rappelant quelques éléments de ce grand commerce de l'avenue du Mont-Royal.

Dans les messages du blog, un monsieur Poirier-Defoy m'a contacté et raconté quelques pages de se propre histoire avec L.N Messier.  Son message est à la fin de cette page.  Je reprends ici le message original.

Depuis quelques temps , les spécialistes s'inquiètent de l'avenir des artères commerciales des quartiers anciens montréalais. Cette photo laisse plutôt deviner l’atmosphère d’une autre époque.  La foule, massée devant le magasin L.N.Messier Ltée, angle Fabre et Mont-Royal, attends les résultats d’une quelconque campagne de marketing de ce grand commerce du Plateau Mont-Royal.  À n’en pas douter, les tirages offrant souvent des prix très alléchants ont encore la cote. 

Ce magasin «départemental» sert alors de phare au succès commercial de l’avenue.  On y retrouve le premier et unique escalier mécanique de l’avenue du Mont-Royal; ce qui lui confère une certaine notoriété et une touche assurée de modernité.  Messier s’est fait connaître entre autres, par ses campagnes de publicité inusitées comme celle de la vente des minis voitures Austin 850, pour la modique somme de 850$.  ( ICI J'AI FAIT ERREUR, VOIR LE MESSAGE DE MONSIEUR POIRIER-DEFOY PLUS BAS ) Le magasin a également offert des bicyclettes 26 pouces, pour 26$.  Mon petit salaire de camelot m'a d'ailleurs permis de m'en procurer une qui pendant plusieurs années a fait ma grande fierté.  Ces bicyclettes venait je crois de Tchécoslovaquie; ce qui a l'époque ne semblait malheureusement pas être un gage de grande qualité.  Pour moi, cela demeurait quand même la plus belle du monde.

Ces années 1950 correspondent à un des âges d’or cycliques de cette grande rue commerciale.  L’annonceur vedette Roger Baulu, adulé du public, est le porte parole du magasin, ce qui lui assure une grande visibilité dans tout Montréal.  L’endroit est aujourd’hui occupé par le commerce l’Aubainerie.

L

Voici le message laissé par Monsieur Poirier-Defoy le 10 juillet 2016:

"d'abord merci pour ce beau recueil sur le Plateau.

J'y suis né en 1947 au 1457 Marie-Anne. Ma famille a travaillé chez L.N. (Louis-Napoléon) Messier au 1470 Mont-Royal, dont surtout ma tante, Clémence Belhumeur, qui a dirigé plusieurs départements et plus précisément le personnel pendant plus de 30 ans. Le directeur général était un monsieur Riendeau. Roger Baulu était effectivement le porte-parole et les ventes du Vendredi 13 attiraient des foules énormes. Messier était surnommé Le Petit Morgan et fut le premier magasin a vendre de la fourrure synthétique, le Borg dans les années 50.
J'ai d'abord fait les très populaires parades de mode lorsqu'enfant (premier communiant) avant de conduire l'ascenseur (!), vendre des disques, être caissier ou gérer la réception plus tard. Vers1962, Messier décida de vendre des Austin 850. la garage était au 4584 Papineau au nord de Mont-Royal. Elles se vendaient 1295 $ ( et non 850 comme on le rapporte) mais pour 8.50$ comptant et 8.50$ par semaine !
Messier fut aussi à l'origine de Ti-Coq Volant B-B-Q sur la rue Laurier. On voulait alors concurrencer St-Hubert, évidemment. Vers 1965, des ennuis financiers causés par l'automobile et le poulet, ont entrainé la faillite de Messier, rachetée par A.L. Green (Greenberg).
Mes parents ont aussi eu un restaurant de 1948 à 52, au 1914 Gilford, coin de Chabot, sud-ouest, alors qu'il y avait l'Épicerie Sureau qui existe toujours, coté sud-est,.
Puis un dépanneur au 4247 Chambord, près de Marie-Anne dans les années 60.
au plaisir,

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17 juin 2016

Les véhicules électriques ...c'est pas nouveau !

Les voitures électriques sont en vedettes par les temps qui courent.  Pourtant, déjà au XIXème siècle, la plupart des déplacements urbains étaient mus par l'électricité;  on comptait par millions les passagers des tramways montréalais.  Cette image de 1949 montre la rue De La Roche vers le nord depuis la rue Rachel.  

1949 Trolleybus, rue Rachel, coin Du-Parc-Lafontaine, Archives de la Société de Transport de Montréal, 3-949-006 - Copie

Une nouveauté de l'époque, le "trolleybus", est la version moderne du tramway qu'il s'apprête d'ailleurs à détrôner bientôt.  Il a été mis en service en 1937.  Le dernier tramway quittera nos rues en 1959.  Par ce matin frisquet, la circulation est intense rue De La Roche puisqu'on y voit aussi un de ces nouveaux autobus, ainsi qu'un  cheval qui regagne son écurie ou qui s'apprête à commencer sa journée de travail.  Il faut se rappeler qu'au début des années 1950, la distribution du lait et celle du pain se font toujours avec des voitures tirées par des chevaux.  La petite station-service a été remplacée par un édifice résidentiel de condominiums, ainsi que les petits bâtiments de deux étages en bordure de la ruelle.  Ces derniers faisaient étalage de magnifiques boiseries et corniches; et les façades étaient surmontées de belles mansardes d'ardoises.  Les édifices avaient été transformés en restaurants il y a plusieurs années, dans un mouvement de spéculation afin de transformer la rue De La Roche en un lieu de restauration rapide comme Prince-Arthur et Duluth, qui connaissaient alors une popularité extraordinaire.  La pression populaire fit finalement stopper le projet. 

Vous remarquerez sur le poteau à gauche de la photo, le signe de la "Commission de transport de Montréal" (une croix encerclée) ainsi qu'un panneau de stop.  Les feux de circulation ne sont pas encore installés.

Le paysage architectural et les moyens de transport changent mais l'électricité est toujours là...ça doit être une bonne idée.

 

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07 juin 2016

C'est la grande messe de l'auto

Tout le monde le sait, l’automobile fait bien jaser dans le quartier !  On discute avec vigueur de la place que prennent les véhicules sur nos rues.  Où stationner toutes ces autos?  Est-ce un droit?  Est-ce un privilège? 

Toujours est-il que l’auto est bien débrouillarde et se trouve toujours un petit coin pour se loger.  Mais quand même, c’est parfois discutable comme dans notre exemple sur la rue Saint-Laurent.  Le «diable auto» fait maintenant appel au Bon Dieu afin de trouver bonne grâce auprès des résidants.  Je ne suis toutefois pas sûr que ce soit une bonne idée. 

Cette grande messe de l’auto s’organise rue Saint-Laurent juste au sud de Prince-Arthur.  Les photos de 1942 nous montrent les vestiges de l’Église Presbytérienne Chalmer’s, dont la façade a été modifiée pour y ajouter des locaux commerciaux.

16 août 1942 rue Saint-Laurent près de Milton église Chalmers

SOURCE  :  Archives de la Ville de Montréal

 La construction de l’église remonte à 1872 et l’histoire nous signale qu’elle est finalement à vendre au début de 1910.  Les fidèles se sont vraisemblablement déplacés ailleurs en ville, entraînant la fermeture du lieu de culte.  Par la suite, on ne trouve rien de mieux que d’y installer, en 1925, un commerce de mécanique automobile, le Main Garage, qui opère dans la nef de l’église jusqu’en 1941. On constate la popularité grandissante de l’automobile à Montréal, puisqu’une autre structure architecturalement importante, la maison de la famille Molson, angle Sherbrooke, est aussi transformée en station-service (qui existe toujours d’ailleurs).  John Molson, fondateur de la brasserie du même nom s’en porte acquéreur en 1825 et elle sera également transformée en fonction commerciale en 1924.

 Pour ce qui est du Main Garage, on présume qu’un incendie est venu le priver de son toit et ainsi mettre fin à ses opérations.  Les propriétaires n’ont rien trouvé d’autre que de se résigner à démolir le bâtiment.  Le lieu est toujours occupé à des fins de stationnement automobile; comme quoi le «char» est encore très omniprésent dans notre environnement.

CSL 16 août1942 rue Saint-Laurent près de Milton 2 église Chalmers

SOURCE : Archives de la Ville de Montréal

Il est difficile de s’imaginer aujourd’hui qu’une église soit utilisée à des fins de garage de mécanique automobile.  D’une allure sobre et relativement simple, l’église Chalmer’s reprend un langage architectural typique des constructions de cette fin du XIXème siècle dans le quartier.  Pierre calcaire à bossage et pierre taillée pour les chaînages d’angle;  le tout provenant  fort probablement des carrières du Coteau Saint-Louis

Église Chalmers 1910 rue Saint-Laurent pres de Prince-Arthur

SOURCE : BAnQ

Sur cette photo provenant de l’édition du 30 avril 1910 du Star, on peut voir l’église dans son allure originale.  Elle est implantée en bordure du trottoir et on y accède par des escaliers latéraux.

 

 

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29 mai 2016

Un gros pont au-dessus du parc Laurier

Au XIXème siècle, le chemin de fer était le principal moyen de transport terrestre assurant le mouvement des biens et des personnes sur de longues distances.  Dans le dernier quart du siècle, c'est le projet du train de la colonisation du Curé Labelle qui volera la vedette et qui assurera en octobre 1876 la première liaison Montréal Saint-Jérôme. 

pont au-dessus des carrieres parc laurier BAnQ copie corrigée

  source : BAnQ  /  collection numérique "Canadian Illustrated News"

Mais l'établissement du tracé de ces voies ferrées de la rive nord n'est pas de tout repos.  Plusieurs enjeux sont en confrontation.  Des propriétaires fonciers tirent la couverture pour que le tracé passe par chez eux.

Cela se terminera par le choix de l'emplacement que nous connaissons aujourd'hui, au nord de la (future) rue Saint-Grégoire.  Toutefois, le trajet du train doit traverser le secteur des anciennes carrières de pierre du parc Laurier.  On doit construire alors un immense pont ferroviaire qui surplombe le trou des carrières.  Ce trajet sera aussi celui qui sera plus tard emprunté par le premier train transcontinental à rejoindre le Pacifique depuis Montréal, en juin 1886.  Cette illustration de 1880 nous montre l'ouvrage d'art au-dessus de l'ancienne carrière et l'on peut voir le mont Royal au loin.  Pour les curieux qui souhaitent se situer dans l'espace, on peut dire que le point de vue de l'illustration se trouve aux environs de l'actuel Éco-Centre situé rue Des Carrières.  Les voies ferrées sont toujours situées au même endroit aujourd'hui.  La photo suivante nous montre, avec les points rouges, la situation présumée du fameux pont.  On voit la rue Menrtana à gauche; la rue Laurier en bas à droite; et la rue Saint-Grégoire dans le haut de la photo , qui borde la partie nord du parc.

1976 Parc Laurier, Rhéal Benny, Archives de la Ville de Montréal,VM94-B209-127 copie copy

source : Archives de la Ville de Montréal / photo Rhéal Benny

Par la suite, la carrière servira de lieu d'enfouissement pour la Ville pendant plusieurs années, avant d'être transformée en un parc qui sera aménagé dans les années 1920.  La partie entre les voies ferrées et la rue Saint-Grégoire servira plusieurs années de plus comme dépotoir au grand dam des citoyens des alentours car les enfants s'amusaient ferme dans ce "parc" un peu spécial.

 

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20 mai 2016

De grands arbres centenaires

Actuellement, la Ville procède à l'abattage de quelques grands peupliers centenaires qui occupent la partie centrale du parc La Fontaine.  Ces arbres avaient été plantés afin d'encadrer ce qui était un circuit de parade situé dans la partie du parc autrefois occupée par les militaires.  Plusieurs sont déjà disparus et il est triste de voir cet "aménagement historique" disparaître peu à peu.  Certains disent qu'il aurait fallu prévoir leur vieillissement et replanter de nouveaux arbres; d'autres pensent qu'un suivi rigoureux et un élaguage préventif auraient pu prolonger leur durée; d'autres enfin disent, laissons le processus de consultation citoyenne actuellement en cours suivre son chemin.  Personnellement, j'aurais aimé voir se prolonger ce paysage (même évolutif) pour le simple bonheur de faire partager la fascination de voir de tels géants continuer de nous offrir le son de leurs bruissements quant le vent glisse dans leur feuillage.  À suivre.

La photo suivante nous les montre vers 1927 et il est facile de distinguer l'emplacement de ce terrain situé dans la partie centrale du parc.

Vue aérienne du parc La Fontaine vers 1930 VdeM

 

source : Archives de la ville de Montréal (cliquez pour agrandir la photo)

Dans la photographie aérienne, on aperçoit également une partie de l'aménagement de la partie ouest du parc; la partie dite "romantique".  On constate aussi que la fontaine lumineuse n'est pas encore installée (1929) et que l'école primaire-secondaire Le Plateau n'est pas encore construite (1931).  La partie est du parc nous montre, quant à elle, son aménagement "à la française".  On aperçoit aussi au loin dans le haut à gauche, le terrain qui sera occupé dans quelques années par le parc Sir Wilfrid Laurier.  On a terminé le remplissage des anciennes carrières qui occupaient les lieux et on laisse reposer et se tasser le sol un peu avant de procéder aux aménagements.  La dimension du terrain va de Brébeuf jusqu'à Saint-Hubert.

Les résidences du "nouveau" boulevard Saint-Joseph commencent à peine à sortir de terre et le tronçon tout juste à l'ouest de l'église Saint-Stanislas ne semble pas encore avoir été démoli afin de permettre le prolongement du boulevard vers l'est.  Le "futur" quartier Rosemont, en haut à droite, est toujours largement agricole ou à tout le moins, pas encore développé.

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14 mai 2016

En plein coeur du Plateau, le carrefour Mont-Royal et Saint-Laurent

En 1928, le carrefour Saint-Laurent et avenue du Mont-Royal représente le point névralgique du quartier.

 

1928 Avenue du Mont-Royal coin Saint-Laurent vers l'est, Archives de la Ville de Montréal,VM098-Y-D2-P056

source : Archives de la Ville de Montréal  /  fond de la CSEM

 

C'est le coeur commercial du futur Plateau qui est en mutation.  Tout juste à notre gauche mais hors du champ de la photo, se trouve le fameux magasin départemental "Mont-Royal";  le plus grand magasin du "nord" de la Ville. 

La faible densité des constructions en place témoigne de la réalité du tissu urbain des anciens villages du secteur.  Petits bâtiments, façades de bois, on sent bien que tout ça va bientôt changer.  Nous voyons sur cette photo, la deuxième génération de bâtiments de l'ancien Village de Saint-Jean-Baptiste. Les premiers, petits bâtiments avec toiture à deux versants, ont été remplacés par ceux que nous voyons sur la photo.  Ça bouge dans le coin !  D'ailleurs, les poteaux téléphoniques et les nombreux fils qui tissent leur toile au-dessus de la rue nous disent que le progrès est à nos portes et que les tramways montréalais, qui se dirigent dans toutes les directions, sont porteurs d'avenir. 

À cette heure du jour, il n'y a pas encore beaucoup d'activités ni de passants, mais un policier doit malgré tout assurer le bon ordre entre tramways et voitures, car les feux de circulation ne sont pas encore inventés.  Comme quoi le progrès n'est effectivement pas encore tout à fait arrivé.

La photo suivante de 1975 nous montre un peu de ce progrès.  Le tramway a été remplacé par les autobus et le vieil immeuble a lui aussi été remplacé par l'édifice LANDRY, aussi appelé le "Belmont".

Mont-Royal et Saint-Laurent juin 1975 Robert N

source : Robert N. Wilkins sur le site MTL Then and Now

Ce sont les archives de la Commission des services électriques de la Ville de Montréal qui nous offrent toutes ces photos anciennes de Montréal.  La Ville amorçait un long processus d'enfouissement des fils aériens et les administrateurs de la CSEM souhaitiaient montrer les avantages d'une telle opération en montrant des photos avant-après.

Le temps passe ...mais la belle horloge de la Banque d'Épargne est toujours là.

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25 avril 2016

LE NOUVEL ÉDICULE DU MÉTRO MONT-ROYAL

On parle beaucoup du nouvel édicule du métro Mont-Royal qui est attendu avec impatience,  Le réaménagement de la Place Gérald-Godin fait aussi l'objet de discussions enflammées.  Il est aussi question de relocaliser la bibliothèque du Plateau sur le terrain adjacent à l'ancien monastère des Pères du très-Saint-Sacrement de l'autre côté de la rue.  Beaucoup de travail en perspective. 

Mais cela n'est rien comparé aux travaux de construction du métro de Montréal.  La photo montre le chantier de la station Mont-Royal au milieu des années 1960.  Le maire Jean Drapeau a sorti ses travaux herculéens de préparation de l'Exposition universelle de 1967; et des moyens d'y accéder adéquatement en construisant un métro qui fera la fierté des montréalais.  D'ailleurs, les deux projets sont en parfaite symbiose puisque c'est avec la pierre excavée par le percement des tunnels du métro, que l'on construira les îles de l'Expo sur le fleuve Saint-Laurent.  Comme disait justement la chanson de l'Expo...."Un jour, un jour quand tu viendras.... Nous te ferons la fête, sur une île inventée, sortie de notre tête, toute aux couleurs de l'été". 

Mais elle n'est pas facile à sortir cette pierre.  L'accès au tunnel se fait en tranchée et les camions doivent rejoindre les travaux par une pente abrupte.  Alors, la prochaine fois que vous emprunterez l'escalier du métro, essayez de vous imaginer le trajet emprunté par ces camions. 

MÉTRO MONT-ROYAL

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29 mars 2016

commerces de quartier et clientèle fidèle

Depuis quelques temps , les spécialistes s'inquiètent de l'avenir des artères commerciales des quartiers anciens montréalais. Cette photo laisse plutôt deviner l’atmosphère d’une autre époque.  La foule, massée devant le magasin L.N.Messier Ltée, angle Fabre et Mont-Royal, attends les résultats d’une quelconque campagne de marketing de ce grand commerce du Plateau Mont-Royal.  À n’en pas douter, les tirages offrant souvent des prix très alléchants ont encore la cote. 

Ce magasin «départemental» sert alors de phare au succès commercial de l’avenue.  On y retrouve le premier et unique escalier mécanique de l’avenue du Mont-Royal; ce qui lui confère une certaine notoriété et une touche assurée de modernité.  Messier s’est fait connaître entre autres, par ses campagnes de publicité inusitées comme celle de la vente des minis voitures Austin 850, pour la modique somme de 850$.  Le magasin a également offert des bicyclettes 26 pouces, pour 26$.  Mon petit salaire de camelot m'a d'ailleurs permis de m'en procurer une qui pendant plusieurs années a fait ma grande fierté.  Ces bicyclettes venait je crois de Tchécoslovaquie; ce qui a l'époque ne semblait malheureusement pas être un gage de grande qualité.  Pour moi, cela demeurait quand même la plus belle du monde.

Ces années 1950 correspondent à un des âges d’or cycliques de cette grande rue commerciale.  L’annonceur vedette Roger Baulu, adulé du public, est le porte parole du magasin, ce qui lui assure une grande visibilité dans tout Montréal.  L’endroit est aujourd’hui occupé par le commerce l’Aubainerie.

 

Lsource : Fonds J.O. Allard  BAnQ

 

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